 ##  [Coefficient de Gain Solaire (SHGC)](/fr/node/64231) 

 Définition

Fraction de la radiation solaire incidente qui traverse une fenêtre ou une menuiserie vitrée complète et se manifeste comme gain de chaleur à l’intérieur, exprimée par un coefficient adimensionnel compris entre 0 et 1 ; la valeur tient compte de la transmission directe et de l’énergie solaire absorbée par le vitrage puis réémise ou conduite vers l’intérieur.

 

 

 

 

 

 





## Principe

Principe

Le coefficient de gain solaire quantifie la part de l’énergie solaire externe qui devient charge thermique intérieure via le vitrage ; pour une exposition et une orientation données, un SHGC plus élevé accroît la charge de refroidissement potentielle et un SHGC plus faible la réduit.

 

 

 

 

 





## Démonstration

Démonstration

Scénario illustratif → Une équipe examine deux vitrages pour une façade sud : vitrage A a un SHGC plus faible, vitrage B un SHGC plus élevé. Reconnaissance → Le bâtiment est situé dans un climat à domination de refroidissement avec ensoleillement important à midi. Action → L’équipe choisit le vitrage A. Conséquence → Ce vitrage laisse entrer moins de chaleur solaire lors des pics, diminuant la charge de refroidissement horaire et influençant la taille et la régulation des systèmes CVC (comparaison relative ; l’effet énergétique exact dépend du climat, de l’orientation, des protections solaires et de l’efficacité du système).

 

 

 

 

## Mauvaise application

Mauvaise application

Confondre le SHGC avec la transmittance lumineuse visible (VLT) ou croire que le SHGC le plus bas est toujours optimal. L’erreur procède d’une confusion des grandeurs spectrales et thermiques : le SHGC mesure le transfert thermique solaire, pas l’éclairement perçu ni le facteur U, de sorte qu’un choix fondé uniquement sur le SHGC peut nuire à l’éclairage naturel ou augmenter les besoins de chauffage en saison froide.

 

 

 

 

 





## Conséquence

Conséquence

La spécification du SHGC influe sur les charges thermiques du bâtiment, le confort des occupants et la capacité CVC : un vitrage inadapté modifie les besoins de climatisation en pointe, la stratégie d’éclairement naturel, et peut exiger des dispositifs d’occultation supplémentaires. L’effet se produit par la quantité d’énergie solaire admise et transformée en chaleur intérieure.

 

 

 

 

## Inversion

Inversion

Si la demande dominante est le chauffage plutôt que le refroidissement, ou si l’on souhaite un apport solaire passif, un SHGC plus élevé peut réduire la consommation de chauffage ; de même, l’orientation et les protections solaires fixes peuvent inverser la préférence entre SHGC élevé et faible selon la saison.

 

 

 

 

 





## Limite

Limite

Clairement inclus : le SHGC « whole‑window » mesuré pour une menuiserie complète. Cas limite : un vitrage à couche dont le SHGC au centre du verre diffère fortement du SHGC « whole‑window » à cause du cadre. Clairement exclu : le facteur U (transmission thermique) ou la VLT, qui mesurent d’autres propriétés optiques ou thermiques et ne sont pas interchangeables avec le SHGC.

 

 

 

 

 





## Tension sémantique

Tension sémantique

Éclairage naturel (optimiser la lumière visible utile) ↔ contrôle solaire (minimiser la chaleur indésirable) : augmenter la transmission visible peut améliorer le confort et réduire l’éclairage artificiel mais accroître le SHGC et la charge de refroidissement ; la résolution dépend du climat et des priorités d’usage.

 

 

 

 

 





## Synthèse

Synthèse

Le SHGC est un indicateur thermique ciblé de la performance d’un vitrage vis‑à‑vis de l’énergie solaire. Il doit être intégré dans une analyse combinant éclairage naturel, facteur U, orientation et saisonnalité plutôt que d’être traité isolément.