 ##  [Autonomie d'Éclairement](/fr/node/65168) 

 Définition

La proportion des heures occupées pendant lesquelles un niveau d'éclairement intérieur donné, mesuré sur un plan de référence défini, est atteint uniquement par l'éclairement naturel, en supposant que l'éclairage électrique est disponible mais non utilisé ; exprimée en pourcentage pour un horaire, un emplacement et une grille de mesure ou d'implantation des capteurs précisés.

 

 

 

 

 

 





## Principe

Principe

L'autonomie d'éclairement quantifie la fraction de temps pendant laquelle la lumière naturelle suffit à une exigence d'éclairement, servant d'objectif de conception reliant ouvrants, distribution de la lumière et stratégie de commande de l'éclairage aux heures d'arrêt de l'éclairage électrique.

 

 

 

 

 





## Démonstration

Démonstration

Scénario illustratif → Situation : un open space retient 300 lx au plan de travail et un horaire d'occupation 08:00–18:00. Reconnaissance : simulation ou relevés montrent que l'éclairement naturel dépasse 300 lx pendant 1 800 des 3 000 heures occupées. Action : le concepteur calcule une autonomie DA = 60 % sur la grille testée et ajuste protection solaire et commandes. Conséquence : l'éclairage électrique peut être coupé automatiquement pour ces heures aux points mesurés, mais des solutions contre l'éblouissement et une possibilité d'override par l'usager sont nécessaires.

 

 

 

 

## Mauvaise application

Mauvaise application

Considérer l'autonomie d'éclairement comme une mesure directe d'économie d'énergie ou de confort sans tenir compte de la variabilité spatiale, du comportement des occupants, des commandes d'éclairage, des points de consigne, de l'éblouissement ou des exigences spécifiques du plan de travail ; ou la confondre avec le facteur de lumière du jour ou l'UDI. L'erreur consiste à supposer que le pourcentage temporel prédit à lui seul l'énergie ou le confort.

 

 

 

 

 





## Conséquence

Conséquence

Utilisée correctement, l'autonomie oriente le dimensionnement des ouvertures, les commandes de lumière et les stratégies jour/nuit ; elle ne renseigne pas à elle seule sur l'uniformité, l'éblouissement, les effets circadiens ou les économies énergétiques réelles, qui nécessitent des métriques et des simulations complémentaires.

 

 

 

 

## Inversion

Inversion

L'usage de DA devient trompeur ou perd de sa pertinence si l'horaire d'occupation est indéfini ou très variable, si l'éclairage électrique est utilisé pour d'autres raisons que l'éclairement (p. ex. rendu colorimétrique, éclairage circadien), ou si les stratégies de commande permettent un usage partiel de l'éclairage ; dans ces cas, des métriques tenant compte de l'usage partiel ou du comportement des occupants sont nécessaires.

 

 

 

 

 





## Limite

Limite

Clairement inclus : pourcentage d'heures occupées au plan de référence et au seuil donné atteint uniquement par le jour pour un horaire et une grille de mesure précisés. Cas limite : un espace où la lumière du jour atteint le seuil de façon intermittente mais où les capteurs moyennent des zones étendues — l'interprétation dépend du placement des capteurs et de la logique de commande. Hors définition : le facteur de lumière du jour statique sous ciel couvert et les catégories UDI qui classent les heures selon des plages d'éclairement plutôt qu'un seul seuil d'autonomie.

 

 

 

 

 





## Tension sémantique

Tension sémantique

L'autonomie d'éclairement entre en tension avec la performance thermique, la maîtrise de l'éblouissement, la confidentialité et la durabilité des façades : augmenter les surfaces vitrées pour améliorer la DA peut accroître les gains solaires ou l'éblouissement, nécessitant des mesures d'atténuation coordonnées.

 

 

 

 

 





## Synthèse

Synthèse

La DA est un indicateur temporel utile pour évaluer quand et où la lumière du jour peut remplacer l'éclairage électrique, mais son emploi efficace requiert d'associer contrôles, vérifications d'uniformité, hypothèses sur les occupants et analyses énergétiques ou de confort.