Définition
Une trame de bâtiment où les jonctions poutre–colonne sont voulues et détaillées pour développer et transférer des moments fléchissants et des cisaillements, de sorte que la résistance latérale provient de la continuité de flexion sans recours à des contreventements discrets ou des murs voile ; la raideur et la résistance latérales résultent de la contrainte en rotation des jonctions et de la flexion des éléments.
Principe
Principe
Des jonctions dimensionnées pour reprendre des moments créent un assemblage résistant à la flexion : les charges latérales induisent des moments dans poutres et poteaux qui se redistribuent via les jonctions jusqu’aux fondations ; la performance dépend de la rigidité et de la ductilité des jonctions.
Démonstration
Démonstration
Scénario illustratif → Situation : Un immeuble à étages nécessite des façades largement ouvertes. Reconnaissance : L’ingénieur choisit une structure résistante par moment. Action : On détaille les nœuds pour le transfert de moments et cisaillements ; on vérifie les sections pour sollicitations combinées. Conséquence : Les sollicitations sismiques ou éoliennes entraînent des moments redistribués par les jonctions ; la structure tient sans contreventement mais exige un détail soigné.
Mauvaise application
Mauvaise application
Interprétation erronée : Assimiler la notion à toute structure avec jonctions rigides sans vérifier que la capacité, la rigidité et la ductilité des jonctions sont assurées, ou confondre avec un portique mono‑niveau. Erreur sémantique : Négliger la conception des jonctions entraîne des rotations plastiques non souhaitées et une moins bonne tenue sismique.
Conséquence
Conséquence
Application correcte : liberté architecturale et comportement prévisible des déplacements. Application incorrecte : concentration de dommages aux nœuds, apparition précoce de zones plastiques et réduction de la capacité latérale prévue.
Inversion
Inversion
Si les efforts dépassent la capacité des jonctions ou si le code impose dissipation d’énergie, la trame peut être complétée par murs coupe‑vent, contreventements ou dispositifs dissipatifs ; dans ces systèmes hybrides le principe pur de résistance par moment est modifié.
Limite
Limite
Clairement inclus : cadres dont la résistance latérale provient du transfert de moments aux jonctions poutre–colonne. Cas limite : portiques de faible hauteur au comportement proche mais avec exigences de détail différentes. Hors définition : cadres contreventés et systèmes à murs‑voiles où la résistance latérale repose sur des éléments axiaux ou panneaux de cisaillement.
Tension sémantique
Tension sémantique
Ouverture architecturale et raideur contre ductilité et maîtrise des dommages — les trames à moment permettent de grandes ouvertures mais exigent un détail pour assurer la capacité de déformation ductile sous sollicitations extrêmes.
Synthèse
Synthèse
La caractéristique essentielle d’une structure résistante par moment est la prise en charge latérale par les nœuds ; son emploi sûr et économique requiert l’appariement de la rigidité des jonctions, des sections et des dispositions pour la ductilité, ou le recours à systèmes complémentaires lorsque nécessaire.