Définition
Fonction du domaine fréquentiel décrivant comment la puissance ou la variance d'un signal temporel est répartie en fréquence ; pour un processus stochastique large‑sens stationnaire, la densité spectrale de puissance S_x(f) est la transformée de Fourier de la fonction d'autocorrélation et s'exprime en unités de puissance par hertz (par ex. W·Hz⁻¹).

Principe

Principe
L'intégrale de la DSP sur une bande de fréquences donne la puissance moyenne ou la variance apportée par cette bande ; pour les signaux électriques la puissance dissipée instantanée se relie à la DSP via les fonctions de transfert et l'impédance appropriées.

Démonstration

Démonstration
Situation : un ingénieur évalue les vibrations d'un palier. Reconnaissance : le signal de vibration est échantillonné et considéré stationnaire sur l'intervalle. Action : estimer la DSP et intégrer S_a(f) entre 50 et 200 Hz pour obtenir la valeur moyenne quadratique d'accélération limitée en bande ; convertir en accélération RMS par racine carrée. Conséquence : l'ingénieur identifie une bande résonante apportant la majeure partie de la variance et conçoit un filtre ou un amortissement ciblant cette gamme.

Mauvaise application

Mauvaise application
Interpréter une estimation de DSP comme un spectre d'amplitude déterministe (confondre unités et sens), ou ne pas tenir compte des conventions à une ou deux faces et de la conversion nécessaire ; l'erreur sémantique est de confondre densité de puissance et spectre d'amplitude.

Conséquence

Conséquence
Un usage correct fournit des puissances de bande et estimations RMS exactes et permet de dimensionner filtres ou structures ; un mauvais usage produit des valeurs RMS erronées, des bandes passantes de filtre incorrectes et une sous‑ ou sur‑spécification des mesures de réduction.

Inversion

Inversion
La théorie de la DSP suppose la stationnarité et l'ergodicité pour une interprétation simple ; pour les signaux non stationnaires la DSP n'est pas descriptive à elle seule et il faut recourir aux méthodes temps‑fréquence (spectrogramme, ondelettes) ou aux spectres évolutifs. Les données discrètes de durée finie nécessitent des méthodes d'estimation (périodogramme, méthode de Welch) avec des compromis biais‑variance.

Limite

Limite
Clairement dans le champ : la DSP d'un processus de vibration large‑sens stationnaire estimée par la méthode de Welch sur un long intervalle stationnaire. Cas frontière : un signal fini quasi‑stationnaire dont la résolution et la variance de l'estimation de la DSP dépendent du fenêtrage. Clairement hors du champ : une impulsion transitoire unique décrite par son spectre d'amplitude ne se décrit pas utilement par une DSP stationnaire.

Tension sémantique

Tension sémantique
Résolution fréquentielle ↔ Variance d'estimation : accroître la résolution spectrale (finesse des bandes) réduit la moyenne et augmente la variance de l'estimation de la DSP ; lissage pour réduire la variance diminue la résolution.

Synthèse

Synthèse
La DSP répartit la variance d'un signal en fréquence et constitue l'outil adapté pour les calculs de puissance de bande et RMS sous hypothèses de stationnarité ; son interprétation pratique exige de maîtriser les méthodes d'estimation, les conventions de sidedness et la variation temporelle du signal.