Définition
Un cadre de transport quantique qui relie la conductance électrique de conducteurs mésoscopiques cohérents en phase aux probabilités de transmission des canaux de diffusion électroniques entre réservoirs, donnant la conductance comme somme sur les canaux propres de transmission (à température nulle G = (2e^2/h) Σ_n T_n pour un transport cohérent deux‑terminaux et dégénéré en spin).
Principe
Principe
La conductance est gouvernée par la transmission quantique : la résistance macroscopique résulte de la transmission et de la réflexion partielles des modes d'onde électroniques sur des diffuseurs et des contacts, et non seulement d'une résistivité locale du volume.
Démonstration
Démonstration
Scénario illustratif : un contact quantique étroit entre deux réservoirs électroniques supporte un petit nombre de modes transverses de transmission T_n. Reconnaissance : le transport est cohérent en phase et les réservoirs thermalisent les porteurs. Action : calculer le courant net à partir de la différence de potentiels chimiques des réservoirs en utilisant les probabilités de transmission. Conséquence : des paliers de conductance ΔG = 2e^2/h apparaissent à l'ouverture des modes, et une réduction de la transmission due aux contacts ou à la diffusion diminue directement G.
Mauvaise application
Mauvaise application
Appliquer la formule de Landauer à deux bornes sans modification à des systèmes avec diffusion inélastique importante à l'intérieur du conducteur, interactions à plusieurs corps significatives, longueur de cohérence de phase plus courte que la longueur de l'appareil, ou réservoirs mal définis ; l'erreur sémantique est de supposer que la transmission cohérente mono‑particule est universellement applicable sans tenir compte des processus incohérents ou des interactions.
Conséquence
Conséquence
Une application correcte réinterprète la résistance comme contrôlée par les contacts et la diffusion, prédit la conductance quantifiée et la sensibilité aux canaux de transmission, et oriente la conception des dispositifs (appareillage des modes, ingénierie des contacts). Une mauvaise application mène à de mauvaises estimations de conductance et à une mauvaise attribution des sources de dissipation.
Inversion
Inversion
Lorsque dominent le transport inélastique diffusif ou des corrélations à plusieurs corps fortes, ou lorsque la notion de réservoirs thermiques couplés par des diffuseurs élastiques est invalide, la conductance doit être décrite par Boltzmann semiclassique, la réponse linéaire de Kubo, ou des approches de transport quantique incluant les interactions plutôt que par la somme simple de Landauer.
Limite
Limite
Clairement dans le champ : conducteurs mésoscopiques deux‑ ou multi‑bornes cohérents en phase à basse température avec des leads bien définis et une diffusion inélastique négligeable à l'intérieur de l'échantillon. Cas limite : systèmes avec diffusion inélastique modérée modélisable par des sondes de tension fictives (sondes de Büttiker). Clairement hors du champ : conducteurs diffusifs macroscopiques à température ambiante où la résistivité locale et la diffusion incohérente dominent.
Tension sémantique
Tension sémantique
Cohérence mono‑particule versus processus incohérents/à plusieurs corps — Landauer présente le transport comme diffusion mono‑particule, en tension avec les descriptions de résistivité de volume qui moyennent les effets incohérents.
Synthèse
Synthèse
Landauer–Büttiker reformule la résistance électrique comme un problème de diffusion d'ondes et de contact : compter et pondérer les canaux de transmission donne la conductance en régime cohérent, et les écarts à la formalisation signalent l'apparition d'inélasticité, d'interactions ou de non‑idéalités des réservoirs nécessitant d'autres descriptions.